Adoption à l’Assemblée Nationale de la proposition de loi créant la fonction de directrice ou directeur d’école

Dans la nuit de mercredi à jeudi a été adoptée à l’Assemblée Nationale la proposition de loi de Cécile Rilhac créant la fonction de directrice ou directeur d’école. La question d’une telle reconnaissance n’est pas nouvelle. Fruit de nombreuses consultations et rencontres avec les acteurs du secteur, cette loi nouvellement adoptée vise enfin à améliorer les conditions d’exercice du métier de directeur.trice d’école et à reconnaître cette fonction au rôle majeur auprès des enfants.


En effet, comme le souligne cette proposition de loi, la crise sanitaire que nous traversons a mis en lumière le rôle primordial des directeurs ou directrices d’école. « Ils sont des véritables de cadres de l’éducation nationale. Après avoir paré l’urgence de la mise en place de la continuité pédagogique et la gestion de l’accueil des enfants des soignants, leur travail s’est poursuivi pour maintenir le lien avec leurs collègues, proposer un tutorat sur l’usage des outils numériques disponibles, préserver le lien avec les familles et les collectivités, inventer des nouvelles manières de communiquer, remonter et croiser les informations avec les différents acteurs en charge du suivi pédagogique des élèves ». Exposé des motifs de la proposition de loi. Les missions du directeur d’école sont donc nombreuses et ses casquettes doivent être multiples.


Pourtant, jusqu’à présent, dans la très grande majorité des cas, la directrice ou le directeur d’école était avant tout un enseignant qui ajoutait à sa fonction première ce rôle administratif, prenant sur son temps d’enseignement et sans grande reconnaissance ou gratification. Si sa charge de travail augmentait alors considérablement, sa rémunération, elle, n’était augmentée que de 200 à 400€ selon les écoles.


Grâce à cette loi, les directeurs et directrices d’école pourront prendre davantage d’initiatives et de décisions et auront une plus grande marge de manœuvre pour accompagner l’équipe pédagogique. Les tâches administratives sont simplifiées pour faciliter l’exercice de leur fonction et une aide administrative et matérielle sera également distribuée au cas par cas, en fonction de la taille et de la spécificité des écoles. De plus, pour que le métier de directeur soit plus attractif, l’indemnité de direction sera augmentée de 150€ brut par mois pour les directeurs de 1 à 3 classes, de 220€ pour ceux de 4 à 9 classes, de 270€ pour ceux de 10 à 13 classes et de 300€ pour ceux de 14 classes et plus. Enfin, des décharges spécifiques ou partielles d’enseignement pourront être mises en place pour le directeur.


Comme cela est le cas depuis le début du quinquennat, nous souhaitons, par cette proposition de loi, continuer à donner une place centrale à l’école, en donnant les moyens nécessaires aux écoles et à leurs directeurs pour promulguer et transmettre les connaissances et les valeurs de notre école républicaine.


Bravo et merci à mes collègues Cécile Rilhac et Sylvie Charrière, respectivement rapporteure et responsable du texte, pour l’immense travail accompli !


Aussi, dans la continuité des concertations qui ont eu lieu sur cette thématique, le Collectif Regards d’Enseignants et les député(e)s de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation ont lancé un questionnaire de consultation adressé aux enseignants pour recueillir leurs besoins et demandes. N’hésitez pas à le partager aux enseignants et enseignantes de votre entourage !

 

Ma visite au Salon de l’agriculture

Du 22 février au 1er mars, je suis allée à la rencontre des exposants du Salon de l’Agriculture, afin d’échanger avec eux sur les enjeux économiques et écologiques auxquels fait face la filière agricole française.

Mes visites étaient organisées autour de trois thématiques centrales : la Haute-Savoie, le développement durable et, plus spécifiquement, l’économie circulaire.

Ainsi, j’ai participé de bon matin, en présence du ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, à une traite de vaches et un échange avec les acteurs de la filière « lait ».

Avec les députés de la Commission du développement durable, je suis ensuite allée à la rencontre d’acteurs (l’ACTA, l’INRAE, les Chambres d’agriculture) pour échanger sur le défi de la transition écologique dans le milieu agricole.

Avec Xavier Roseren, Frédérique Lardet et Marion Lenne, nous avons rejoint le rassemblement autour du concours général de présentation des races abondances et tarentaises. Une belle occasion de mettre en avant la particularité des modèles agricoles de nos territoires !

Enfin, dans la continuité du projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, les députés mobilisés sur ce sujet sont venus discuter de la mise en application des mesures votées avec les acteurs présents au Salon de l’Agriculture : Danone, McDonald’s, Adivalor, Interfel, l’ADEME, GRDF et les Banques alimentaires. Nous avons ainsi tenu à rappeler notre objectif, en tant que députés, qui est de mêler ambition et pragmatisme lors de nos travaux parlementaires.

Ce rendez-vous annuel est toujours très attendu car il me permet de montrer aux agriculteurs qu’ils sont soutenus et entendus au sein de l’Assemblée nationale.