Ségur de la Santé : rencontre avec les acteurs locaux

Le Ségur de la Santé, initié par le Premier ministre et le ministre des Solidarités et de la Santé sur le mois de juin, nous invitait collectivement, acteurs de santé et élus, à tirer les enseignements de la crise sanitaire pour faire des propositions et bâtir le système de santé de demain. C’est pourquoi j’ai rencontré, le lundi 22 juin, les acteurs locaux de la santé en Haute-Savoie. L’objectif était de pouvoir librement partager des témoignages et dépasser les constats pour proposer une contribution qui porterait les spécificités des besoins de la Haute-Savoie.

La méthodologie du Ségur elle-même invitait chaque professionnel de santé à produire une contribution sur un espace d’expression en ligne ou auprès d’une autorité de tutelle. Un certain nombre de ces contributions m’avaient déjà été adressées en copie et j’ai pris soin de les intégrer à la synthèse de nos échanges que j’ai portée auprès du Comité national du Ségur.

S’il est vrai que je ne suis pas une spécialiste des sujets de santé et que  je n’appartiens pas à la commission des Affaires sociales, il n’en reste pas moins que cette année est charnière sur le plan de la Santé et devrait voir émerger à la fois un projet global de réforme de la Santé et un texte sur le grand âge et l’autonomie.

Des démarches avaient déjà été initiées fin 2019 avec la feuille de route « Ma Santé 2022 » et le plan Hôpital. Avant même que les conséquences de l’épidémie de Covid ne viennent exacerber le besoin de réformer, notre gouvernement s’était engagé dans cette voie.

De mon côté, j’avais choisi de m’engager plus particulièrement sur le volet Grand Âge de cette réforme, qui me semble déterminant et comporte en Haute-Savoie des enjeux encore plus prégnants qu’ailleurs. Le Grand âge et l’autonomie restent une priorité de l’été et de la rentrée. Je suis investie dans un GAP (groupe d’animation politique) au sein de mon groupe parlementaire pour travailler en amont du texte de loi et les apports de ce Ségur ne manqueront pas de nourrir nos réflexions.

Des constats et expérimentations, naissent des besoins et suggestions pour le « temps de l’après ». C’est pourquoi je porte un fort intérêt aux contributions et à l’engagement des participants à l’échange. Les conclusions qui en ressortent soulignent que le chantier est grand et je suis persuadée que nous saurons nous en saisir pour favoriser la mutualisation entre professionnels en interne et entre structures, développer le numérique, le faire évoluer, l’encadrer, revaloriser le statut des étudiants, des aides à domicile, aides-soignants, infirmiers et accentuer le dialogue social.

Merci à eux !